Publié par : vadrouillealerable | 19 mars 2012

Tous les chemins mènent à la poutine

A l'attaaaaaque!

La poutine est le plat québécois par excellence, ou plutôt celui qui frappe (ou traumatise) les touristes au point qu’ils en parlent encore à leurs petits enfants lors des veillées au coin du feu. Quelle est la raison de cette célébrité?

Afin de commencer sur de bonnes bases, expliquons tout d’abord en quoi consiste ce plat. Il est composé de frites, de sauce brune salée et de quenelles d’un fromage doux au goût neutre, le tout plus ou moins mélangé. De là à en faire une spécialité régionale, le pas semble très grand. On est loin du foie gras poêlé français, de la panse de brebis farcie écossaise ou de la raclette valaisanne. Tous ces plats requièrent un terroir, un savoir faire, bref, quelque chose de spécifique, qui les lient à leur lieu de production. Ils ont une histoire, ils ont déchainés les passions.

En quoi la poutine est-elle mythique au même titre que ces célèbres plats? Est-ce ces frites brunes, trop cuites et déjà molles? Est-ce cette sauce fade et à la consistance de morve chaude? Est-ce ce fromage qui rappelle le mastic dont papa se servait pour boucher les trous dans le mur? Non. Je crois que la magie de ce plat réside d’une part dans la manière dont il est normalement consommé, et d’autre part dans son irrévérencieux pied de nez à toutes les règles de la diététique moderne.

En effet, la poutine est généralement consommée après une soirée bien arrosée, sur le chemin du retour. Dans ces conditions, l’être humain moyen sera plus qu’heureux de se remplir l’estomac avec quelque chose de gras et salé, et moins regardant sur le côté gustatif de ce qu’il ingère. Si en plus, c’est l’hiver et qu’il fait froid, alors aucun doute n’est plus permis: la poutine redonne de l’énergie et de l’espoir à ceux qui n’en n’ont plus, permet d’atteindre assez de sobriété pour être sûr de ne pas geler clé en main sur le pas de sa porte, et pourrait même aider à se réveiller le matin avec un mal de crâne un peu moins terrible.

Que dire alors de ceux qui aiment la manger, même sans être bourré? Comment décrire le plaisir de manger un plat trop gras, trop salé et, dans

Ah mais que je me réjouis!

sa version originale, sans légumes? Il est incommensurable. C’est dégueulasse en soi, c’est délicieux quand même, et les humains et humaines adorent braver l’interdit. Ça a le goût de la première fois qu’on traverse quand c’est rouge, c’est aussi agréable que de passer devant tout le monde alors que la queue que vous auriez dû faire atteint les 3 kilomètres au bas mot. Bref, la poutine, c’est dégueulicieux!

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Réponses

  1. Du gras! Miam, moi aussi j’en veux. Je vais essayer s’acheter des patates et du fromage sans goût pour en faire en Suisse, hi hi. (bon, je vais boire un peu avant quand même…).

  2. Quelle belle ode à la poutine!!! Mmmhhh ca donne envie!!!! Eh bien dans mes futures envies bizarres, j’espère que je n’aurai pas envie de poutine!!!
    Félicitations d’y avoir tout de même goûté!! Bravo!!

    Je crois que je préfère traverser au rouge :-)

    ça fait super plaisir de lire que vous semblez péter la forme, vivement un prochain article qui est toujours pour moi un moment délicieux et non….dégueulicieux!!

    A bientôt et ne mange pas trop de Vladimir….Euh de poutine :-)

  3. Bon appétit MC!!! Merci pour ce chouette billet! .
    Je t’avouerai que…ça me donne pas trop envie d’y goûter. Peut-être qu’il faut expérimenter l’hiver canadien pour avoir le courage de se jeter sur ce plat célèbre… Vivement la suite de tes aventures!


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